Le célibat, interprétation et clichés
Après les points Vélib de Paris et désormais de Milan, je me devais de faire un point célib, enfin un point sur la situation de mon célibat 3 jours après mes 27 ans.
Le célibat peut être perçu comme un remède anti-crise : c’est facile à comprendre, les célibataires ne sont pas obligés de dépenser leur argent à faire des cadeaux à leur conjoint et peuvent ainsi investir dans des activités ou objets beaucoup plus fun. (By the way, je veux bien être consultant pour ceux qui auraient des difficultés à trouver des cadeaux d’anniversaire, de Noël, de Saint-Valentin, « ou QUOIque ce soit », … : je peux vous proposer plein d’accessoires que j’ai le plaisir de gérer au quotidien et que je vous soumettrai avec une belle réduction, let me know).
De +, au delà de l’aspect crise économique, le célibat est anti-crise et autre dépression psychologique : le meilleur endroit pour voir des couples déprimés d’être en couple c’est en boîte, car quand tu y vas (en boite), tu vois bien la différence entre ceux qui sont célibataires et ceux qui sont en couple. En effet, ce sont toujours les célibataires qui s’amusent, qui restent debout, qui bougent, qui ne font pas la gueule, qui se socialisent, qui osent goûter les cocktails les plus explosifs. Les couples, fatigués d’être sortis en boîte pour la seconde fois en 4 ans, sont obsédés par le fait de trouver une place assise, se contentent d’une bière ou d’un verre de vin et restent 40 minutes car la musique les assaille.
Abordons désormais les clichés du célibat conditionnés par son entourage :
Cliché n° 1 : le pauvre est immature et n’aura jamais rien construit de sa vie :
Bon c’est un peu vrai, mais j’essaie de construire une carrière professionnelle brillante et ce n’est pas facile, ce qui m’oblige à faire beaucoup de sacrifices.
Même si ma grand-mère me rabâche souvent que vu mon âge (27 ans désormais, quand je pense que je m’étais fixé 30 ans pour avoir un enfant, ça sera sûrement à 37/38/39/40 ans désormais), je devrais déjà être marié et père, je lui réponds avec facilité: « mais Mamie, tu préfèrerais que je sois marié, mais sans avoir d’emploi, ou bien tu me préfères dans ma situation actuelle, avec plein de projets ? » ça marche à tous les coups, surtout quand je dénonce avec lâcheté les exemples de mes cousins ou cousines (parfois c’est bien utile).
Cliché n° 2 : il est célibataire, ça veut dire qu’il est gay
En effet ça peut être une explication d’autant plus que qu’est-ce que j’en ai embrassé des mecs, parfois même avec la langue lors de soirées bien arrosées (d’alcool) en école de commerce et dans d’autres endroits. Ça pourrait aussi être interprété comme la volonté de ne pas s’engager et de ne pas renoncer à une carrière professionnelle brillante (cf cliché n°1). Un train peut aussi en cacher un autre (je n’ai jamais compris cette signalisation car quid de la fiabilité de la barrière et de la sonnerie insupportable?), car comme disent mes 2 collègues très très très proches : « on pensait au début que tu étais gay, car tous les mecs qui bossent dans le luxe le sont, mais plus on te connaît plus, plus on se dit que ce n’est pas possible » C’est pas faux.
Cliché n°3 : il a toujours le temps pour ses amis, vu qu’il n’a pas de contraintes
Mes amis : « Bon tu fais quoi là ? »
Moi : « Ben des trucs persos »
Mes amis : « Oui donc tu peux venir mater un film, un match, boire un verre, m’ aider à déménager, aller faire mes courses, m’aider à refaire mon cv, à choisir des chemises qui aillent avec mon nouveau pantalon, … »
Moi : « Ok » (je suis trop bonne poire »
Cliché n°4 : il doit toujours raconter ses expériences sexuelles à ses ami(e)s et surtout à ses collègues masculins et en couple, comme si son existence équivalait à une orgie sexuelle
Mes collègues de sexe masculin : « Alors Julien, tu as fait quoi hier soir ? »
Moi : « Ben j’ai regardé un film chez moi »
Mes collègues de sexe masculin : « Oui tu ne nous l’as fait pas à nous, on te connaît et on t’a déjà vu à l’œuvre, t’étais avec combien de filles ? »
Moi : « Non mais c’est vrai, j’ai regardé un DVD »
Mes collègues de sexe masculin : « Oui oui bien sûr, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier »
Cliché n°5 : « j’ai quelqu’un à te présenter, tu vas l’adorer »
Dès qu’une nouvelle personne arrive dans le groupe ou une personne de passage, une collègue d’un pote …., il y a comme cette obligation de me la présenter de suite comme une opportunité de mettre un terme à mon célibat. Pour l’instant rien n’a fonctionné, et personne n’a attiré mon attention.
Cliché n°6 : il a besoin de séduire pour se sentir exister ou tout simplement libre
Oui il a besoin de chasser, de chopper, d’être en radar permanent, pour sentir qu’il est puissant. Comme si le remède à une existence jeune épanouie, était le concept de « one night stand », bien sûr cela est vrai pour un certain temps et c’est très formateur, jusqu'à ce qu’on se rende compte qu’il est temps de passer à autre chose, car parfois on chérit sa solitude (pour les one night stand justement) et parfois on la maudit (pour les one night stand peu fréquentes notamment, car on voudrait qu’elles deviennent quotidiennes !)
Voilà, même si ce récit est aussi déstructuré qu’une coupe Tony & Guy, j’espère que ça vous aura fait rire, réfléchir, … mais je pense que ça va bientôt me tomber dessus (je le sens ces choses là).
Bien à vous tous
Après les points Vélib de Paris et désormais de Milan, je me devais de faire un point célib, enfin un point sur la situation de mon célibat 3 jours après mes 27 ans.
Le célibat peut être perçu comme un remède anti-crise : c’est facile à comprendre, les célibataires ne sont pas obligés de dépenser leur argent à faire des cadeaux à leur conjoint et peuvent ainsi investir dans des activités ou objets beaucoup plus fun. (By the way, je veux bien être consultant pour ceux qui auraient des difficultés à trouver des cadeaux d’anniversaire, de Noël, de Saint-Valentin, « ou QUOIque ce soit », … : je peux vous proposer plein d’accessoires que j’ai le plaisir de gérer au quotidien et que je vous soumettrai avec une belle réduction, let me know).
De +, au delà de l’aspect crise économique, le célibat est anti-crise et autre dépression psychologique : le meilleur endroit pour voir des couples déprimés d’être en couple c’est en boîte, car quand tu y vas (en boite), tu vois bien la différence entre ceux qui sont célibataires et ceux qui sont en couple. En effet, ce sont toujours les célibataires qui s’amusent, qui restent debout, qui bougent, qui ne font pas la gueule, qui se socialisent, qui osent goûter les cocktails les plus explosifs. Les couples, fatigués d’être sortis en boîte pour la seconde fois en 4 ans, sont obsédés par le fait de trouver une place assise, se contentent d’une bière ou d’un verre de vin et restent 40 minutes car la musique les assaille.
Abordons désormais les clichés du célibat conditionnés par son entourage :
Cliché n° 1 : le pauvre est immature et n’aura jamais rien construit de sa vie :
Bon c’est un peu vrai, mais j’essaie de construire une carrière professionnelle brillante et ce n’est pas facile, ce qui m’oblige à faire beaucoup de sacrifices.
Même si ma grand-mère me rabâche souvent que vu mon âge (27 ans désormais, quand je pense que je m’étais fixé 30 ans pour avoir un enfant, ça sera sûrement à 37/38/39/40 ans désormais), je devrais déjà être marié et père, je lui réponds avec facilité: « mais Mamie, tu préfèrerais que je sois marié, mais sans avoir d’emploi, ou bien tu me préfères dans ma situation actuelle, avec plein de projets ? » ça marche à tous les coups, surtout quand je dénonce avec lâcheté les exemples de mes cousins ou cousines (parfois c’est bien utile).
Cliché n° 2 : il est célibataire, ça veut dire qu’il est gay
En effet ça peut être une explication d’autant plus que qu’est-ce que j’en ai embrassé des mecs, parfois même avec la langue lors de soirées bien arrosées (d’alcool) en école de commerce et dans d’autres endroits. Ça pourrait aussi être interprété comme la volonté de ne pas s’engager et de ne pas renoncer à une carrière professionnelle brillante (cf cliché n°1). Un train peut aussi en cacher un autre (je n’ai jamais compris cette signalisation car quid de la fiabilité de la barrière et de la sonnerie insupportable?), car comme disent mes 2 collègues très très très proches : « on pensait au début que tu étais gay, car tous les mecs qui bossent dans le luxe le sont, mais plus on te connaît plus, plus on se dit que ce n’est pas possible » C’est pas faux.
Cliché n°3 : il a toujours le temps pour ses amis, vu qu’il n’a pas de contraintes
Mes amis : « Bon tu fais quoi là ? »
Moi : « Ben des trucs persos »
Mes amis : « Oui donc tu peux venir mater un film, un match, boire un verre, m’ aider à déménager, aller faire mes courses, m’aider à refaire mon cv, à choisir des chemises qui aillent avec mon nouveau pantalon, … »
Moi : « Ok » (je suis trop bonne poire »
Cliché n°4 : il doit toujours raconter ses expériences sexuelles à ses ami(e)s et surtout à ses collègues masculins et en couple, comme si son existence équivalait à une orgie sexuelle
Mes collègues de sexe masculin : « Alors Julien, tu as fait quoi hier soir ? »
Moi : « Ben j’ai regardé un film chez moi »
Mes collègues de sexe masculin : « Oui tu ne nous l’as fait pas à nous, on te connaît et on t’a déjà vu à l’œuvre, t’étais avec combien de filles ? »
Moi : « Non mais c’est vrai, j’ai regardé un DVD »
Mes collègues de sexe masculin : « Oui oui bien sûr, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier »
Cliché n°5 : « j’ai quelqu’un à te présenter, tu vas l’adorer »
Dès qu’une nouvelle personne arrive dans le groupe ou une personne de passage, une collègue d’un pote …., il y a comme cette obligation de me la présenter de suite comme une opportunité de mettre un terme à mon célibat. Pour l’instant rien n’a fonctionné, et personne n’a attiré mon attention.
Cliché n°6 : il a besoin de séduire pour se sentir exister ou tout simplement libre
Oui il a besoin de chasser, de chopper, d’être en radar permanent, pour sentir qu’il est puissant. Comme si le remède à une existence jeune épanouie, était le concept de « one night stand », bien sûr cela est vrai pour un certain temps et c’est très formateur, jusqu'à ce qu’on se rende compte qu’il est temps de passer à autre chose, car parfois on chérit sa solitude (pour les one night stand justement) et parfois on la maudit (pour les one night stand peu fréquentes notamment, car on voudrait qu’elles deviennent quotidiennes !)
Voilà, même si ce récit est aussi déstructuré qu’une coupe Tony & Guy, j’espère que ça vous aura fait rire, réfléchir, … mais je pense que ça va bientôt me tomber dessus (je le sens ces choses là).
Bien à vous tous

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