EXAMS FINIS ET REUSSIS: EN MODE VACANCES ET DOLCE VITA…
Après un long w.e. studieux, j'ai repris mardi matin le chemin des exams avec mon oral de "théorie et techniques du langage publicitaire": j'étais stressé car je ne maîtrisais pas du tout le cours avec tous les termes techniques inhérents à la production et diffusion du message publicitaire et de son analyse textuelle. De plus, le bouquin que l'on devait lire était incompréhensible. J’avais uniquement compris la première partie qui concernait l’étude cyclique des pubs Benetton, le reste, à savoir l’analyse du témoignage dans Marie-Claire ou l’interprétation sociopsychosémiotique du logo Itinéris, m’indifféraient totalement. Convoqué à 9h, je passe finalement à 11h avec Julia, l’autre Erasmus de Reims. J’ai eu beaucoup de chance puisque je suis tombé sur Benetton : « Pourquoi peut-on dire que Benetton est un cas publicitaire ? », c’est parti, je parle d’entreprise de déconstruction du processus publicitaire classique, d’absence de légitimité de la marque à parler de problèmes sociaux, politiques ou religieux et enfin d’inscription de la marque dans le champ de l’art contemporain. Je repars avec un 29/30. Julia a eu beaucoup moins de chance puisqu’elle est tombée sur Marie-Claire, la pauvre, mais elle s’est très bien débrouillée. Je sors soulagé de l’exam, car grâce à ce résultat je valide 28 crédits, alors que Sup de Co Reims me demande d’en valider seulement 24. Je n’ai même pas besoin de me présenter à l’exam d’«économie de la publicité » de l’après-midi. Par respect pour le prof (lol) et parce que j’ai suivi cette matière avec assiduité (re-lol), je décide quand même de me présenter à l’examen. Je n’ai pas trop bossé cette matière, je crains donc de n’avoir pas grand chose à dire, mais de toute façon je n’ai rien à perdre. Je passe avec l’assistante du prof ; j’ai l’air un peu glandeur avec mes lunettes de soleil sur la tête, mais beaucoup moins que les Espagnols qui sont venus en short et en tongs ! L’assistante me pose des questions sur des points que je connaissais assez bien, quand ça devenait trop technique ou quand je ne savais pas, je n’hésitais pas à lui dire « ça, Madame, on ne l’a pas vu en cours » ou alors « le prof n’a pas été très clair sur ce point, je veux bien que vous m’expliquiez un peu », … Dans l’ensemble, j’ai su à peu près répondre à tout malgré le manque de préparation, je repars avec un 28/30. Mais cette note ne sera pas prise en compte par Sup de Co Reims vu que j’ai validé trop de crédits (36 au total avec ce dernier exam) et qu’ils ne prennent que mes meilleures notes, soit trois 30/30 et un 29. Au final, ma théorie « Faire la fête tout en étant studieux » s’est révélée stratégique et payante. Voilà, le stress des exams est retombé d’un coup, je suis désormais en vacances, pardon, en recherche intensive de stage. C’est promis, je commence à chercher… bientôt car je veux vraiment profiter de mes dernières semaines à Milan. Alors que je m’étais décidé quant à l’orientation de mon projet professionnel, à savoir que je voulais bosser dans la banque (pas la boîte chic de Milan, mais le domaine professionnel…), j’ai eu la très mauvaise idée d’en parler à mes amis de Milan qui m’ont dit « toi dans la banque, n’importe quoi, tu vas te faire chier, ce qu’il te faut c’est un truc fun et créatif» : merci les gars pour votre faculté à me casser le moral ; je repars donc à zéro : Marketing ? Communication ? Publicité ? Grande conso ? Services ? Banque ?
Après les exams, direction le Bar Magenta pour voir le match France-Suisse avec la communauté française d’étudiants Erasmus de Milan. Il y avait beaucoup de monde qui parlait français dans ce bar, ce que j’ai semblé quelque peu oublier, surtout quand je suis arrivé et que j’ai vu une amie debout derrière un gars ; je vais vers elle pour la saluer ; quelques minutes après, je lui dis, « je ne sais pas comment tu fais pour rester là parce que le mec devant toi, qu’est-ce qu’il pue ». Le mec se retourne, je vois mon amie un peu gênée se retenant de ne pas rire. En fait, il n’était pas Français, mais parlait très bien notre langue, il avait donc compris. Ok Julien, tu sors stp…Effectivement je suis sorti pour prendre l’air…
Après le match ultra décevant, direction la Trattoria Toscana, notre première étape de notre soirée à thème « Fin des exams », non pas pour prendre l’apéritivo, mais pour manger dans la partie restaurant puisque c’est l’anniversaire de Julia. C’était très bon et le cadre était magnifique, agréable, …enfin sauf quand vous mangez juste derrière des supporters brésiliens sur-excités, mais bon après le match Brésil-Croatie, l’excitation est redescendue.
Après le resto, nous sommes allés prendre un verre au Morgan où ils font un très bon cocktail qui s’appelle « la Roquette ». C’est un mélange de 4 alcools forts avec un peu de sirop de citron : c’est mortel, justement, c’est ça le problème, après un verre, tu es mort, mais tu es prêt à affronter le Casablanca, notre prochaine et dernière étape de notre soirée thématique. J’ai passé la soirée à parler avec des gens que j’avais rencontrés à Milan, délaissant complètement les rythmes émanant du dancefloor ; des Anglais, des Allemands, des Portugais, des Français, … des visages, des souvenirs, une vie qui amorce son processus d’extinction, …
Il y a des jours où l’on devrait être content, d’avoir réussi ses exams, de vivre des émotions fortes, de s’être acheté des nouvelles baskets, mais non, parfois des mauvaises nouvelles viennent casser cette dynamique joviale. Puis on sent surtout la fin imminente d’une expérience, dans la mesure où la valse aux adieux entame ses premiers pas avec les premiers départs de personnes proches. En outre, je reçois plein d’échos d’amis de Reims qui ont fini leur séjour Erasmus et qui sont rentrés en France : « Le retour est horrible, on veut repartir, tu verras, tu ne supporteras pas ». Merci …
Rassurez-vous, tout va bien, je profite à fond de la vie ici en essayant de faire les choses que je veux absolument faire avant de partir.
Je rentre normalement en France à partir du 24 juin pour quelques jours.
Ci vediamo presto, arrivederci.
Après un long w.e. studieux, j'ai repris mardi matin le chemin des exams avec mon oral de "théorie et techniques du langage publicitaire": j'étais stressé car je ne maîtrisais pas du tout le cours avec tous les termes techniques inhérents à la production et diffusion du message publicitaire et de son analyse textuelle. De plus, le bouquin que l'on devait lire était incompréhensible. J’avais uniquement compris la première partie qui concernait l’étude cyclique des pubs Benetton, le reste, à savoir l’analyse du témoignage dans Marie-Claire ou l’interprétation sociopsychosémiotique du logo Itinéris, m’indifféraient totalement. Convoqué à 9h, je passe finalement à 11h avec Julia, l’autre Erasmus de Reims. J’ai eu beaucoup de chance puisque je suis tombé sur Benetton : « Pourquoi peut-on dire que Benetton est un cas publicitaire ? », c’est parti, je parle d’entreprise de déconstruction du processus publicitaire classique, d’absence de légitimité de la marque à parler de problèmes sociaux, politiques ou religieux et enfin d’inscription de la marque dans le champ de l’art contemporain. Je repars avec un 29/30. Julia a eu beaucoup moins de chance puisqu’elle est tombée sur Marie-Claire, la pauvre, mais elle s’est très bien débrouillée. Je sors soulagé de l’exam, car grâce à ce résultat je valide 28 crédits, alors que Sup de Co Reims me demande d’en valider seulement 24. Je n’ai même pas besoin de me présenter à l’exam d’«économie de la publicité » de l’après-midi. Par respect pour le prof (lol) et parce que j’ai suivi cette matière avec assiduité (re-lol), je décide quand même de me présenter à l’examen. Je n’ai pas trop bossé cette matière, je crains donc de n’avoir pas grand chose à dire, mais de toute façon je n’ai rien à perdre. Je passe avec l’assistante du prof ; j’ai l’air un peu glandeur avec mes lunettes de soleil sur la tête, mais beaucoup moins que les Espagnols qui sont venus en short et en tongs ! L’assistante me pose des questions sur des points que je connaissais assez bien, quand ça devenait trop technique ou quand je ne savais pas, je n’hésitais pas à lui dire « ça, Madame, on ne l’a pas vu en cours » ou alors « le prof n’a pas été très clair sur ce point, je veux bien que vous m’expliquiez un peu », … Dans l’ensemble, j’ai su à peu près répondre à tout malgré le manque de préparation, je repars avec un 28/30. Mais cette note ne sera pas prise en compte par Sup de Co Reims vu que j’ai validé trop de crédits (36 au total avec ce dernier exam) et qu’ils ne prennent que mes meilleures notes, soit trois 30/30 et un 29. Au final, ma théorie « Faire la fête tout en étant studieux » s’est révélée stratégique et payante. Voilà, le stress des exams est retombé d’un coup, je suis désormais en vacances, pardon, en recherche intensive de stage. C’est promis, je commence à chercher… bientôt car je veux vraiment profiter de mes dernières semaines à Milan. Alors que je m’étais décidé quant à l’orientation de mon projet professionnel, à savoir que je voulais bosser dans la banque (pas la boîte chic de Milan, mais le domaine professionnel…), j’ai eu la très mauvaise idée d’en parler à mes amis de Milan qui m’ont dit « toi dans la banque, n’importe quoi, tu vas te faire chier, ce qu’il te faut c’est un truc fun et créatif» : merci les gars pour votre faculté à me casser le moral ; je repars donc à zéro : Marketing ? Communication ? Publicité ? Grande conso ? Services ? Banque ?
Après les exams, direction le Bar Magenta pour voir le match France-Suisse avec la communauté française d’étudiants Erasmus de Milan. Il y avait beaucoup de monde qui parlait français dans ce bar, ce que j’ai semblé quelque peu oublier, surtout quand je suis arrivé et que j’ai vu une amie debout derrière un gars ; je vais vers elle pour la saluer ; quelques minutes après, je lui dis, « je ne sais pas comment tu fais pour rester là parce que le mec devant toi, qu’est-ce qu’il pue ». Le mec se retourne, je vois mon amie un peu gênée se retenant de ne pas rire. En fait, il n’était pas Français, mais parlait très bien notre langue, il avait donc compris. Ok Julien, tu sors stp…Effectivement je suis sorti pour prendre l’air…
Après le match ultra décevant, direction la Trattoria Toscana, notre première étape de notre soirée à thème « Fin des exams », non pas pour prendre l’apéritivo, mais pour manger dans la partie restaurant puisque c’est l’anniversaire de Julia. C’était très bon et le cadre était magnifique, agréable, …enfin sauf quand vous mangez juste derrière des supporters brésiliens sur-excités, mais bon après le match Brésil-Croatie, l’excitation est redescendue.
Après le resto, nous sommes allés prendre un verre au Morgan où ils font un très bon cocktail qui s’appelle « la Roquette ». C’est un mélange de 4 alcools forts avec un peu de sirop de citron : c’est mortel, justement, c’est ça le problème, après un verre, tu es mort, mais tu es prêt à affronter le Casablanca, notre prochaine et dernière étape de notre soirée thématique. J’ai passé la soirée à parler avec des gens que j’avais rencontrés à Milan, délaissant complètement les rythmes émanant du dancefloor ; des Anglais, des Allemands, des Portugais, des Français, … des visages, des souvenirs, une vie qui amorce son processus d’extinction, …
Il y a des jours où l’on devrait être content, d’avoir réussi ses exams, de vivre des émotions fortes, de s’être acheté des nouvelles baskets, mais non, parfois des mauvaises nouvelles viennent casser cette dynamique joviale. Puis on sent surtout la fin imminente d’une expérience, dans la mesure où la valse aux adieux entame ses premiers pas avec les premiers départs de personnes proches. En outre, je reçois plein d’échos d’amis de Reims qui ont fini leur séjour Erasmus et qui sont rentrés en France : « Le retour est horrible, on veut repartir, tu verras, tu ne supporteras pas ». Merci …
Rassurez-vous, tout va bien, je profite à fond de la vie ici en essayant de faire les choses que je veux absolument faire avant de partir.
Je rentre normalement en France à partir du 24 juin pour quelques jours.
Ci vediamo presto, arrivederci.

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