Après quelques semaines laborieuses et difficiles pour cause d'examens intensifs, votre rédacteur préféré s'est accordé 2 semaines de vacances, tout d'abord en Italie du Nord du 17 au 24 juin en compagnie de sa cousine Ludivine et son ami Laurent avec au programme Lac de Côme, Lac Majeur, Venise et les Cinque Terre, puis un peu plus d'une semaine en France du 24 juin au 3 juillet. Ce n'est pas la peine de lui rappeller qu'il ferait mieux de se trouver un stage et de bosser son mémoire car il s'en fiche complètement. Le mode "dolce vita" lui convient mieux. Cependant, il vous promet de publier le maximum de photos sur le blog dès son retour à Milan en juillet.
Wednesday, June 21, 2006
MAINTENANCE DU BLOG "JULIEN A MILANO"
Après quelques semaines laborieuses et difficiles pour cause d'examens intensifs, votre rédacteur préféré s'est accordé 2 semaines de vacances, tout d'abord en Italie du Nord du 17 au 24 juin en compagnie de sa cousine Ludivine et son ami Laurent avec au programme Lac de Côme, Lac Majeur, Venise et les Cinque Terre, puis un peu plus d'une semaine en France du 24 juin au 3 juillet. Ce n'est pas la peine de lui rappeller qu'il ferait mieux de se trouver un stage et de bosser son mémoire car il s'en fiche complètement. Le mode "dolce vita" lui convient mieux. Cependant, il vous promet de publier le maximum de photos sur le blog dès son retour à Milan en juillet.
Après quelques semaines laborieuses et difficiles pour cause d'examens intensifs, votre rédacteur préféré s'est accordé 2 semaines de vacances, tout d'abord en Italie du Nord du 17 au 24 juin en compagnie de sa cousine Ludivine et son ami Laurent avec au programme Lac de Côme, Lac Majeur, Venise et les Cinque Terre, puis un peu plus d'une semaine en France du 24 juin au 3 juillet. Ce n'est pas la peine de lui rappeller qu'il ferait mieux de se trouver un stage et de bosser son mémoire car il s'en fiche complètement. Le mode "dolce vita" lui convient mieux. Cependant, il vous promet de publier le maximum de photos sur le blog dès son retour à Milan en juillet.
Wednesday, June 14, 2006
EXAMS FINIS ET REUSSIS: EN MODE VACANCES ET DOLCE VITA…
Après un long w.e. studieux, j'ai repris mardi matin le chemin des exams avec mon oral de "théorie et techniques du langage publicitaire": j'étais stressé car je ne maîtrisais pas du tout le cours avec tous les termes techniques inhérents à la production et diffusion du message publicitaire et de son analyse textuelle. De plus, le bouquin que l'on devait lire était incompréhensible. J’avais uniquement compris la première partie qui concernait l’étude cyclique des pubs Benetton, le reste, à savoir l’analyse du témoignage dans Marie-Claire ou l’interprétation sociopsychosémiotique du logo Itinéris, m’indifféraient totalement. Convoqué à 9h, je passe finalement à 11h avec Julia, l’autre Erasmus de Reims. J’ai eu beaucoup de chance puisque je suis tombé sur Benetton : « Pourquoi peut-on dire que Benetton est un cas publicitaire ? », c’est parti, je parle d’entreprise de déconstruction du processus publicitaire classique, d’absence de légitimité de la marque à parler de problèmes sociaux, politiques ou religieux et enfin d’inscription de la marque dans le champ de l’art contemporain. Je repars avec un 29/30. Julia a eu beaucoup moins de chance puisqu’elle est tombée sur Marie-Claire, la pauvre, mais elle s’est très bien débrouillée. Je sors soulagé de l’exam, car grâce à ce résultat je valide 28 crédits, alors que Sup de Co Reims me demande d’en valider seulement 24. Je n’ai même pas besoin de me présenter à l’exam d’«économie de la publicité » de l’après-midi. Par respect pour le prof (lol) et parce que j’ai suivi cette matière avec assiduité (re-lol), je décide quand même de me présenter à l’examen. Je n’ai pas trop bossé cette matière, je crains donc de n’avoir pas grand chose à dire, mais de toute façon je n’ai rien à perdre. Je passe avec l’assistante du prof ; j’ai l’air un peu glandeur avec mes lunettes de soleil sur la tête, mais beaucoup moins que les Espagnols qui sont venus en short et en tongs ! L’assistante me pose des questions sur des points que je connaissais assez bien, quand ça devenait trop technique ou quand je ne savais pas, je n’hésitais pas à lui dire « ça, Madame, on ne l’a pas vu en cours » ou alors « le prof n’a pas été très clair sur ce point, je veux bien que vous m’expliquiez un peu », … Dans l’ensemble, j’ai su à peu près répondre à tout malgré le manque de préparation, je repars avec un 28/30. Mais cette note ne sera pas prise en compte par Sup de Co Reims vu que j’ai validé trop de crédits (36 au total avec ce dernier exam) et qu’ils ne prennent que mes meilleures notes, soit trois 30/30 et un 29. Au final, ma théorie « Faire la fête tout en étant studieux » s’est révélée stratégique et payante. Voilà, le stress des exams est retombé d’un coup, je suis désormais en vacances, pardon, en recherche intensive de stage. C’est promis, je commence à chercher… bientôt car je veux vraiment profiter de mes dernières semaines à Milan. Alors que je m’étais décidé quant à l’orientation de mon projet professionnel, à savoir que je voulais bosser dans la banque (pas la boîte chic de Milan, mais le domaine professionnel…), j’ai eu la très mauvaise idée d’en parler à mes amis de Milan qui m’ont dit « toi dans la banque, n’importe quoi, tu vas te faire chier, ce qu’il te faut c’est un truc fun et créatif» : merci les gars pour votre faculté à me casser le moral ; je repars donc à zéro : Marketing ? Communication ? Publicité ? Grande conso ? Services ? Banque ?
Après les exams, direction le Bar Magenta pour voir le match France-Suisse avec la communauté française d’étudiants Erasmus de Milan. Il y avait beaucoup de monde qui parlait français dans ce bar, ce que j’ai semblé quelque peu oublier, surtout quand je suis arrivé et que j’ai vu une amie debout derrière un gars ; je vais vers elle pour la saluer ; quelques minutes après, je lui dis, « je ne sais pas comment tu fais pour rester là parce que le mec devant toi, qu’est-ce qu’il pue ». Le mec se retourne, je vois mon amie un peu gênée se retenant de ne pas rire. En fait, il n’était pas Français, mais parlait très bien notre langue, il avait donc compris. Ok Julien, tu sors stp…Effectivement je suis sorti pour prendre l’air…
Après le match ultra décevant, direction la Trattoria Toscana, notre première étape de notre soirée à thème « Fin des exams », non pas pour prendre l’apéritivo, mais pour manger dans la partie restaurant puisque c’est l’anniversaire de Julia. C’était très bon et le cadre était magnifique, agréable, …enfin sauf quand vous mangez juste derrière des supporters brésiliens sur-excités, mais bon après le match Brésil-Croatie, l’excitation est redescendue.
Après le resto, nous sommes allés prendre un verre au Morgan où ils font un très bon cocktail qui s’appelle « la Roquette ». C’est un mélange de 4 alcools forts avec un peu de sirop de citron : c’est mortel, justement, c’est ça le problème, après un verre, tu es mort, mais tu es prêt à affronter le Casablanca, notre prochaine et dernière étape de notre soirée thématique. J’ai passé la soirée à parler avec des gens que j’avais rencontrés à Milan, délaissant complètement les rythmes émanant du dancefloor ; des Anglais, des Allemands, des Portugais, des Français, … des visages, des souvenirs, une vie qui amorce son processus d’extinction, …
Il y a des jours où l’on devrait être content, d’avoir réussi ses exams, de vivre des émotions fortes, de s’être acheté des nouvelles baskets, mais non, parfois des mauvaises nouvelles viennent casser cette dynamique joviale. Puis on sent surtout la fin imminente d’une expérience, dans la mesure où la valse aux adieux entame ses premiers pas avec les premiers départs de personnes proches. En outre, je reçois plein d’échos d’amis de Reims qui ont fini leur séjour Erasmus et qui sont rentrés en France : « Le retour est horrible, on veut repartir, tu verras, tu ne supporteras pas ». Merci …
Rassurez-vous, tout va bien, je profite à fond de la vie ici en essayant de faire les choses que je veux absolument faire avant de partir.
Je rentre normalement en France à partir du 24 juin pour quelques jours.
Ci vediamo presto, arrivederci.
Après un long w.e. studieux, j'ai repris mardi matin le chemin des exams avec mon oral de "théorie et techniques du langage publicitaire": j'étais stressé car je ne maîtrisais pas du tout le cours avec tous les termes techniques inhérents à la production et diffusion du message publicitaire et de son analyse textuelle. De plus, le bouquin que l'on devait lire était incompréhensible. J’avais uniquement compris la première partie qui concernait l’étude cyclique des pubs Benetton, le reste, à savoir l’analyse du témoignage dans Marie-Claire ou l’interprétation sociopsychosémiotique du logo Itinéris, m’indifféraient totalement. Convoqué à 9h, je passe finalement à 11h avec Julia, l’autre Erasmus de Reims. J’ai eu beaucoup de chance puisque je suis tombé sur Benetton : « Pourquoi peut-on dire que Benetton est un cas publicitaire ? », c’est parti, je parle d’entreprise de déconstruction du processus publicitaire classique, d’absence de légitimité de la marque à parler de problèmes sociaux, politiques ou religieux et enfin d’inscription de la marque dans le champ de l’art contemporain. Je repars avec un 29/30. Julia a eu beaucoup moins de chance puisqu’elle est tombée sur Marie-Claire, la pauvre, mais elle s’est très bien débrouillée. Je sors soulagé de l’exam, car grâce à ce résultat je valide 28 crédits, alors que Sup de Co Reims me demande d’en valider seulement 24. Je n’ai même pas besoin de me présenter à l’exam d’«économie de la publicité » de l’après-midi. Par respect pour le prof (lol) et parce que j’ai suivi cette matière avec assiduité (re-lol), je décide quand même de me présenter à l’examen. Je n’ai pas trop bossé cette matière, je crains donc de n’avoir pas grand chose à dire, mais de toute façon je n’ai rien à perdre. Je passe avec l’assistante du prof ; j’ai l’air un peu glandeur avec mes lunettes de soleil sur la tête, mais beaucoup moins que les Espagnols qui sont venus en short et en tongs ! L’assistante me pose des questions sur des points que je connaissais assez bien, quand ça devenait trop technique ou quand je ne savais pas, je n’hésitais pas à lui dire « ça, Madame, on ne l’a pas vu en cours » ou alors « le prof n’a pas été très clair sur ce point, je veux bien que vous m’expliquiez un peu », … Dans l’ensemble, j’ai su à peu près répondre à tout malgré le manque de préparation, je repars avec un 28/30. Mais cette note ne sera pas prise en compte par Sup de Co Reims vu que j’ai validé trop de crédits (36 au total avec ce dernier exam) et qu’ils ne prennent que mes meilleures notes, soit trois 30/30 et un 29. Au final, ma théorie « Faire la fête tout en étant studieux » s’est révélée stratégique et payante. Voilà, le stress des exams est retombé d’un coup, je suis désormais en vacances, pardon, en recherche intensive de stage. C’est promis, je commence à chercher… bientôt car je veux vraiment profiter de mes dernières semaines à Milan. Alors que je m’étais décidé quant à l’orientation de mon projet professionnel, à savoir que je voulais bosser dans la banque (pas la boîte chic de Milan, mais le domaine professionnel…), j’ai eu la très mauvaise idée d’en parler à mes amis de Milan qui m’ont dit « toi dans la banque, n’importe quoi, tu vas te faire chier, ce qu’il te faut c’est un truc fun et créatif» : merci les gars pour votre faculté à me casser le moral ; je repars donc à zéro : Marketing ? Communication ? Publicité ? Grande conso ? Services ? Banque ?
Après les exams, direction le Bar Magenta pour voir le match France-Suisse avec la communauté française d’étudiants Erasmus de Milan. Il y avait beaucoup de monde qui parlait français dans ce bar, ce que j’ai semblé quelque peu oublier, surtout quand je suis arrivé et que j’ai vu une amie debout derrière un gars ; je vais vers elle pour la saluer ; quelques minutes après, je lui dis, « je ne sais pas comment tu fais pour rester là parce que le mec devant toi, qu’est-ce qu’il pue ». Le mec se retourne, je vois mon amie un peu gênée se retenant de ne pas rire. En fait, il n’était pas Français, mais parlait très bien notre langue, il avait donc compris. Ok Julien, tu sors stp…Effectivement je suis sorti pour prendre l’air…
Après le match ultra décevant, direction la Trattoria Toscana, notre première étape de notre soirée à thème « Fin des exams », non pas pour prendre l’apéritivo, mais pour manger dans la partie restaurant puisque c’est l’anniversaire de Julia. C’était très bon et le cadre était magnifique, agréable, …enfin sauf quand vous mangez juste derrière des supporters brésiliens sur-excités, mais bon après le match Brésil-Croatie, l’excitation est redescendue.
Après le resto, nous sommes allés prendre un verre au Morgan où ils font un très bon cocktail qui s’appelle « la Roquette ». C’est un mélange de 4 alcools forts avec un peu de sirop de citron : c’est mortel, justement, c’est ça le problème, après un verre, tu es mort, mais tu es prêt à affronter le Casablanca, notre prochaine et dernière étape de notre soirée thématique. J’ai passé la soirée à parler avec des gens que j’avais rencontrés à Milan, délaissant complètement les rythmes émanant du dancefloor ; des Anglais, des Allemands, des Portugais, des Français, … des visages, des souvenirs, une vie qui amorce son processus d’extinction, …
Il y a des jours où l’on devrait être content, d’avoir réussi ses exams, de vivre des émotions fortes, de s’être acheté des nouvelles baskets, mais non, parfois des mauvaises nouvelles viennent casser cette dynamique joviale. Puis on sent surtout la fin imminente d’une expérience, dans la mesure où la valse aux adieux entame ses premiers pas avec les premiers départs de personnes proches. En outre, je reçois plein d’échos d’amis de Reims qui ont fini leur séjour Erasmus et qui sont rentrés en France : « Le retour est horrible, on veut repartir, tu verras, tu ne supporteras pas ». Merci …
Rassurez-vous, tout va bien, je profite à fond de la vie ici en essayant de faire les choses que je veux absolument faire avant de partir.
Je rentre normalement en France à partir du 24 juin pour quelques jours.
Ci vediamo presto, arrivederci.
Saturday, June 10, 2006
TROISIEME EXAM REUSSI !!!
Petit retour en arrière, j’ai mis en ligne mon dernier post mardi après la réussite de mon deuxième exam : pour fêter ce résultat, apéritivo à l’Executive lounge, un bar hype à côté de chez moi, ensuite cocktail au Morgan, un bar sympa près de ma fac, puis soirée très arrosée au Casablanca. L’exam est dignement fêté.
Mercredi : au début on voulait aller prendre un apéritivo au Gatto Pardo, une boîte dans une ancienne église, mais c’était fermé, alors on s’est rabattus sur le Roïalto, un bar immense et très branché (non je n’ai pas gagné au loto parce que vais souvent dans des bars fréquentés par la haute société milanaise, on va juste prendre des verres lors de l’happy hour !!)
Jeudi : j’ai bossé toute la journée et le soir pour l’examen du lendemain
Vendredi : examen de communication publicitaire, 3e exam et 3e 30/30 !. Je file m’acheter un bouquin à la librairie du magasin Armani, juste pour avoir le sac en cadeau !! Oui, nous testons un nouveau mode de consommation, aller dans les boutiques de luxe, s’acheter la chose la moins chère et repartir avec un trop beau sac, c’est du « shopping bag » en fait. Plus tard dans l’après-midi, je rejoins les autres au parc pour une petite heure de bronzette intensive. Le soir, nous sommes allés prendre l’apéritivo au Colonial Caffé, puis dans un bar de la Porta Ticinese pour voir le match Pologne-Equateur. Fin de soirée tranquille aux Colonnes pour la traditionnelle bière sur des escaliers.
Mardi qui vient, je crois que je vais passer ma pire journée à Milan, j’ai 2 exams, les 2 qui me font le plus peur ; j’ai seulement besoin d’en réussir un sur les 2, mais le fait d’en réussir un seul représentera déjà un réel défi pour moi car les matières et les bouquins ne me parlent vraiment pas. En plus, je n’ai pas le droit de me planter étant donné que les rattrapages tomberont pile la semaine où je comptais rentrer en France pour les anniversaires d’Alexandre et Audrey.
On se retrouve peut-être mardi après les exams.
Baci a tutti
Petit retour en arrière, j’ai mis en ligne mon dernier post mardi après la réussite de mon deuxième exam : pour fêter ce résultat, apéritivo à l’Executive lounge, un bar hype à côté de chez moi, ensuite cocktail au Morgan, un bar sympa près de ma fac, puis soirée très arrosée au Casablanca. L’exam est dignement fêté.
Mercredi : au début on voulait aller prendre un apéritivo au Gatto Pardo, une boîte dans une ancienne église, mais c’était fermé, alors on s’est rabattus sur le Roïalto, un bar immense et très branché (non je n’ai pas gagné au loto parce que vais souvent dans des bars fréquentés par la haute société milanaise, on va juste prendre des verres lors de l’happy hour !!)
Jeudi : j’ai bossé toute la journée et le soir pour l’examen du lendemain
Vendredi : examen de communication publicitaire, 3e exam et 3e 30/30 !. Je file m’acheter un bouquin à la librairie du magasin Armani, juste pour avoir le sac en cadeau !! Oui, nous testons un nouveau mode de consommation, aller dans les boutiques de luxe, s’acheter la chose la moins chère et repartir avec un trop beau sac, c’est du « shopping bag » en fait. Plus tard dans l’après-midi, je rejoins les autres au parc pour une petite heure de bronzette intensive. Le soir, nous sommes allés prendre l’apéritivo au Colonial Caffé, puis dans un bar de la Porta Ticinese pour voir le match Pologne-Equateur. Fin de soirée tranquille aux Colonnes pour la traditionnelle bière sur des escaliers.
Mardi qui vient, je crois que je vais passer ma pire journée à Milan, j’ai 2 exams, les 2 qui me font le plus peur ; j’ai seulement besoin d’en réussir un sur les 2, mais le fait d’en réussir un seul représentera déjà un réel défi pour moi car les matières et les bouquins ne me parlent vraiment pas. En plus, je n’ai pas le droit de me planter étant donné que les rattrapages tomberont pile la semaine où je comptais rentrer en France pour les anniversaires d’Alexandre et Audrey.
On se retrouve peut-être mardi après les exams.
Baci a tutti
Tuesday, June 06, 2006
DEUXIEME EXAM REUSSI OU COMMENT UN CHEWING-GUM AURAIT PU CHANGER LA DONNE ?
Aujourd'hui, j'ai eu mon 2e exam à Milan en sociologie des consommateurs. J'avais un peur car j'avais beaucoup de mal à retenir les définitions et les différentes théories. Je craignais également le prof: il ne me faisait pas peur, mais il a la réputation d'être exigeant. On voit son assistante entrer dans la salle d'exam ce qui signifie que c'est elle qui nous fait passer l'oral, premier soulagement car elle est plutôt cool. Elle nous annonce, étant donné le nombre important d'Erasmus, qu'elle nous ferait passer par 2: deuxième soulagement. 2 Argentins passent en premier. Tout d'un coup, le prof exigeant entre dans la salle: finalement il fait également passer les exams. Montée de stress: 2 personnes doivent se dévouer pour passer en premier avec lui. Je forme un binôme avec Malo, un autre Français qui soudainement décide de se lever pour prendre place à côté du prof et passer l'exam en premier. Je le regarde se déplacer avec étonnement et ne peux m'empêcher de qualifier son comportement "d'inconscient". De toute façon, il faudra bien passer, donc avec le prof ou l'assistante, au final c'est pareil. Nous prenons place, le prof me regarde et commence à me balancer une question (oui "balancer" est vraiment le verbe qui convient) : parlez-moi de la mode. Je pensais intérieurement: vous n'avez pas plus large comme question ?? J'ai seulement 2 secondes pour organiser ma pensée, je me lance. Je commence à peine à parler qu'il m'interrompt: "vous prenez un mouchoir et me jetez tout de suite votre chewing-gum, c'est inadmissible de se présenter à un examen avec un chewing-gum dans la bouche. Che cazzo ! Les autres me l'avaient pourtant dit avant de passer, mais dans la précipitation, j'avais complètement oublié de le jeter. Bref, ça commence très mal, d'autant plus que je n'avais pas de mouchoir et suis ainsi contraint de garder l'objet gluant dans la main durant tous les exams. Bien sûr, l'alternative de le coller sous la table m'a traversé l'esprit, mais je ne pense pas qu'il aurait apprécié ce geste assez dégradant. Dans ma tête, je me suis dit: c'est mort, tu passes au rattrapage, le problème c'est qu'il n'y a pas de rattrapage dans cette matière. Ma bouche désormais vierge (enfin pas tout à fait...), je peux poursuivre mon exposé: je lui parle de tout, du cycle de vie des produits de la mode, du processus d'introduction des produits de mode sur le marché, des comportements de consommation face à la mode, ... 2e question: inconvénients de la pubblicité (pas plus large comme concept s'il vous plaît BIS...). Je lui dis ce que je sais, mais il ne paraît pas assez satisfait de ma réponse, il en redemande plus, je tente alors tant bien que mal de sortir quelques banalités qui semblent finalement lui convenir. Troisième question: les tendances de consommation actuelles. Je lui expose quelques tendances, mais il m'interrompt rapidement en me disant que c'était bon. Et là il me balance en pleine tête: "Vous, 30/30". Je le remercie (j'aurai pu lui serrer la main, mais j'ai préféré m'abstenir car la bête gluante était toujours collée dans le creux de ma main) et sors, soulagé d'en avoir fini avec ce mauvais quart d'heure qui avait très mal commencé. Finalement le prof était plutôt cool. Nouvelle résolution: je ne mâcherai plus de chewing-gum en cours et avant un exam, c'est promis (et je ne penserai plus à vouloir le coller sous la table, c'est promis aussi).
Ce soir, on va fêter dignement nos bons résultats: apéritivo, ensuite descente de bières sur une place animée, puis soirée Erasmus au Casablanca. Demain, je recommence à être sérieux car les autres exams s'annoncent bien chauds.
Buona sera a tutti.
Aujourd'hui, j'ai eu mon 2e exam à Milan en sociologie des consommateurs. J'avais un peur car j'avais beaucoup de mal à retenir les définitions et les différentes théories. Je craignais également le prof: il ne me faisait pas peur, mais il a la réputation d'être exigeant. On voit son assistante entrer dans la salle d'exam ce qui signifie que c'est elle qui nous fait passer l'oral, premier soulagement car elle est plutôt cool. Elle nous annonce, étant donné le nombre important d'Erasmus, qu'elle nous ferait passer par 2: deuxième soulagement. 2 Argentins passent en premier. Tout d'un coup, le prof exigeant entre dans la salle: finalement il fait également passer les exams. Montée de stress: 2 personnes doivent se dévouer pour passer en premier avec lui. Je forme un binôme avec Malo, un autre Français qui soudainement décide de se lever pour prendre place à côté du prof et passer l'exam en premier. Je le regarde se déplacer avec étonnement et ne peux m'empêcher de qualifier son comportement "d'inconscient". De toute façon, il faudra bien passer, donc avec le prof ou l'assistante, au final c'est pareil. Nous prenons place, le prof me regarde et commence à me balancer une question (oui "balancer" est vraiment le verbe qui convient) : parlez-moi de la mode. Je pensais intérieurement: vous n'avez pas plus large comme question ?? J'ai seulement 2 secondes pour organiser ma pensée, je me lance. Je commence à peine à parler qu'il m'interrompt: "vous prenez un mouchoir et me jetez tout de suite votre chewing-gum, c'est inadmissible de se présenter à un examen avec un chewing-gum dans la bouche. Che cazzo ! Les autres me l'avaient pourtant dit avant de passer, mais dans la précipitation, j'avais complètement oublié de le jeter. Bref, ça commence très mal, d'autant plus que je n'avais pas de mouchoir et suis ainsi contraint de garder l'objet gluant dans la main durant tous les exams. Bien sûr, l'alternative de le coller sous la table m'a traversé l'esprit, mais je ne pense pas qu'il aurait apprécié ce geste assez dégradant. Dans ma tête, je me suis dit: c'est mort, tu passes au rattrapage, le problème c'est qu'il n'y a pas de rattrapage dans cette matière. Ma bouche désormais vierge (enfin pas tout à fait...), je peux poursuivre mon exposé: je lui parle de tout, du cycle de vie des produits de la mode, du processus d'introduction des produits de mode sur le marché, des comportements de consommation face à la mode, ... 2e question: inconvénients de la pubblicité (pas plus large comme concept s'il vous plaît BIS...). Je lui dis ce que je sais, mais il ne paraît pas assez satisfait de ma réponse, il en redemande plus, je tente alors tant bien que mal de sortir quelques banalités qui semblent finalement lui convenir. Troisième question: les tendances de consommation actuelles. Je lui expose quelques tendances, mais il m'interrompt rapidement en me disant que c'était bon. Et là il me balance en pleine tête: "Vous, 30/30". Je le remercie (j'aurai pu lui serrer la main, mais j'ai préféré m'abstenir car la bête gluante était toujours collée dans le creux de ma main) et sors, soulagé d'en avoir fini avec ce mauvais quart d'heure qui avait très mal commencé. Finalement le prof était plutôt cool. Nouvelle résolution: je ne mâcherai plus de chewing-gum en cours et avant un exam, c'est promis (et je ne penserai plus à vouloir le coller sous la table, c'est promis aussi).
Ce soir, on va fêter dignement nos bons résultats: apéritivo, ensuite descente de bières sur une place animée, puis soirée Erasmus au Casablanca. Demain, je recommence à être sérieux car les autres exams s'annoncent bien chauds.
Buona sera a tutti.
Monday, June 05, 2006
DEBUT DES EXAMS
Après mon premier exam largement réussi, un élan d’allégresse a suivi cet événement et s’est concrétisé par une soirée très arrosée.
On a commencé par un apéritivo dans le très hype « Gioia 69 » (ne voyez rien de sexuel ou de sado-masochiste dans son nom, pas comme nous, c’est juste un bar qui se trouve Via Gioia N°69). Cet endroit est le lieu de rencontre de nombreuses personnalités milanaises : joueurs de foot, présentateurs télé, Top-Models, …autant vous dire qu’on ne se sentait pas trop à l’aise. Après le Gioia, direction le Corso Como, une des rues de Milan où l’activité nocturne est la plus intense. On s’est achetés des bières qu’on a bues sur une escalier (comme vous pouvez le constater, nous avons une certaine faculté à s’adapter à des comportements sociaux et de consommation complètement antithétiques passant de la dégustation de cocktails dans un bar très luxueux et confortable à la descente de bières sur un escalier en bêton en plein milieu d’une rue !!), puis nous sommes allés prendre un cocktail au très chic Corso Como 10 (faculté d’adaptation bis !!), je vous en ai déjà parlé, vous savez le Concept Store avec des fringues hyper chères, et bien là, nous sommes allés dans le bar du magasin où il faut presque se prostituer pour avoir des cacahuètes alors qu’on paie son verre 10 €.. Heureusement que le cadre est beau et agréable. La soirée s’est poursuivie avec la fête Erasmus au Casablanca où le dancefloor est à l’extérieur. Bref, notre 30/30 a été dignement fêté !
Mercredi : dernier cours de communication, j’étais le seul Erasmus en cours, au début la prof n’a pas arrêté de m’interroger, d’autant plus qu’on travaillait sur la stratégie de communication d’une marque française, Lacoste. La prof me demande notamment : « Quelle est l’image de cette marque en France ? », appréhendant justement cette question, je réponds peu convaincu et dans un italien hésitant: « Ben disons que, c’est une marque qui souffre un peu parce qu’il y a quelques années elle a souhaité abaisser l’âge de sa cible, à savoir, passer d’une cible mature à une cible plus jeune, et s’est finalement retrouvée à être portée par des jeunes dont la société n’a pas forcément envie de les prendre comme modèles, encore moins comme prescripteurs de tendances. La marque a fait une grosse erreur marketing et essaie tant bien que mal de se repositionner sur les segments Tennis et Golf pour se refaire une santé ». La prof a l’air surprise de ma réponse et s’abstiendra surtout de refaire appel à moi pour d’autres explications : je remercie les autres Français du cours de ne pas être venus ce jour-là et de n’avoir pas pu soulager mon calvaire.
Jeudi : dernier cours de pub et dernier cours de l’année, c’est triste. On n’a rien écouté puisqu’on s’est remémorés quelques souvenirs scolaires, notamment la boulimie de sudoku en début d’année, le récit des ragots de chaque soirée, les célèbres « t’as compris ce qu’il a dit le prof à l’instant ? », « Non j’ai décroché depuis une heure ! », …
Le soir, nous avions un repas de classe : les Italiens de notre cours de marketing nous ont conviés à leur repas de fin d’année. Quand 5 Français se retrouvent face à 20 Italiens, ça donne un très bon moment de convivialité et d’entente cordiale (je sais l’Italie ne faisait pas partie de l’Entente Cordiale, mais je trouvais l’image cohérente avec l’ambiance chaleureuse, de toute façon, j’écris ce que je veux).
Vendredi soir : nous étions invités par les parents de Floris, descendus d’Amsterdam pour voir leur fiston, à prendre l’apéritivo à la Trattoria Toscana, je vous ai déjà parlé de ce bar très sympa avec un cadre super en plein centre. Le buffet n’était pas exceptionnel, bon il faut dire qu’on avait un peu la poisse, car à chaque fois qu’on se levait pour aller prendre à manger, il n’y avait plus rien, à tel point que nous avions décidé de squatter le devant le buffet attendant que les serveurs rapportent des nouveaux plats.
Samedi soir : je suis resté à la maison pour réviser, si je vous le promets tout comme dimanche toute la journée. J’ai un peu de mal à retenir car ça ne me passionne pas du tout. En effet, ça vous parle vous, la théorie de la « dissonance cognitive » et celle qui relate « l’interdépendance des choix de consommation » ??? Moi, j’avoue que ça me bloque un peu.
J’ai eu plein de bonnes nouvelles venues de France, plutôt de Pologne : Hélène, une amie de Reims qui fait son séjour Erasmus à Varsovie, va se marier l’année prochaine, ce qui signifie une grosse fête en perspective !!!! Bon avant de penser à la fête, je souhaite plein de bonheur aux futurs mariés.
Deuxième bonne nouvelle, il y a un an, jour pour jour, nous avions monté un spectacle à Sup de Co Reims qui a été très bien reçu. Ce fut une très belle aventure sur le plan relationnel, organisationnel et artistique. Et bien, je viens d’apprendre qu’une suite est en cours de préparation. Je suis trop content, j’espère que je pourrais y participer même si l’année qui vient s’annonce difficile entre le stage, le mémoire, les derniers cours, le diplôme, la recherche de boulot, … on verra bien.
Je file réviser, car demain exam de sociologie des consommateurs.
Un bacione a tutti
Après mon premier exam largement réussi, un élan d’allégresse a suivi cet événement et s’est concrétisé par une soirée très arrosée.
On a commencé par un apéritivo dans le très hype « Gioia 69 » (ne voyez rien de sexuel ou de sado-masochiste dans son nom, pas comme nous, c’est juste un bar qui se trouve Via Gioia N°69). Cet endroit est le lieu de rencontre de nombreuses personnalités milanaises : joueurs de foot, présentateurs télé, Top-Models, …autant vous dire qu’on ne se sentait pas trop à l’aise. Après le Gioia, direction le Corso Como, une des rues de Milan où l’activité nocturne est la plus intense. On s’est achetés des bières qu’on a bues sur une escalier (comme vous pouvez le constater, nous avons une certaine faculté à s’adapter à des comportements sociaux et de consommation complètement antithétiques passant de la dégustation de cocktails dans un bar très luxueux et confortable à la descente de bières sur un escalier en bêton en plein milieu d’une rue !!), puis nous sommes allés prendre un cocktail au très chic Corso Como 10 (faculté d’adaptation bis !!), je vous en ai déjà parlé, vous savez le Concept Store avec des fringues hyper chères, et bien là, nous sommes allés dans le bar du magasin où il faut presque se prostituer pour avoir des cacahuètes alors qu’on paie son verre 10 €.. Heureusement que le cadre est beau et agréable. La soirée s’est poursuivie avec la fête Erasmus au Casablanca où le dancefloor est à l’extérieur. Bref, notre 30/30 a été dignement fêté !
Mercredi : dernier cours de communication, j’étais le seul Erasmus en cours, au début la prof n’a pas arrêté de m’interroger, d’autant plus qu’on travaillait sur la stratégie de communication d’une marque française, Lacoste. La prof me demande notamment : « Quelle est l’image de cette marque en France ? », appréhendant justement cette question, je réponds peu convaincu et dans un italien hésitant: « Ben disons que, c’est une marque qui souffre un peu parce qu’il y a quelques années elle a souhaité abaisser l’âge de sa cible, à savoir, passer d’une cible mature à une cible plus jeune, et s’est finalement retrouvée à être portée par des jeunes dont la société n’a pas forcément envie de les prendre comme modèles, encore moins comme prescripteurs de tendances. La marque a fait une grosse erreur marketing et essaie tant bien que mal de se repositionner sur les segments Tennis et Golf pour se refaire une santé ». La prof a l’air surprise de ma réponse et s’abstiendra surtout de refaire appel à moi pour d’autres explications : je remercie les autres Français du cours de ne pas être venus ce jour-là et de n’avoir pas pu soulager mon calvaire.
Jeudi : dernier cours de pub et dernier cours de l’année, c’est triste. On n’a rien écouté puisqu’on s’est remémorés quelques souvenirs scolaires, notamment la boulimie de sudoku en début d’année, le récit des ragots de chaque soirée, les célèbres « t’as compris ce qu’il a dit le prof à l’instant ? », « Non j’ai décroché depuis une heure ! », …
Le soir, nous avions un repas de classe : les Italiens de notre cours de marketing nous ont conviés à leur repas de fin d’année. Quand 5 Français se retrouvent face à 20 Italiens, ça donne un très bon moment de convivialité et d’entente cordiale (je sais l’Italie ne faisait pas partie de l’Entente Cordiale, mais je trouvais l’image cohérente avec l’ambiance chaleureuse, de toute façon, j’écris ce que je veux).
Vendredi soir : nous étions invités par les parents de Floris, descendus d’Amsterdam pour voir leur fiston, à prendre l’apéritivo à la Trattoria Toscana, je vous ai déjà parlé de ce bar très sympa avec un cadre super en plein centre. Le buffet n’était pas exceptionnel, bon il faut dire qu’on avait un peu la poisse, car à chaque fois qu’on se levait pour aller prendre à manger, il n’y avait plus rien, à tel point que nous avions décidé de squatter le devant le buffet attendant que les serveurs rapportent des nouveaux plats.
Samedi soir : je suis resté à la maison pour réviser, si je vous le promets tout comme dimanche toute la journée. J’ai un peu de mal à retenir car ça ne me passionne pas du tout. En effet, ça vous parle vous, la théorie de la « dissonance cognitive » et celle qui relate « l’interdépendance des choix de consommation » ??? Moi, j’avoue que ça me bloque un peu.
J’ai eu plein de bonnes nouvelles venues de France, plutôt de Pologne : Hélène, une amie de Reims qui fait son séjour Erasmus à Varsovie, va se marier l’année prochaine, ce qui signifie une grosse fête en perspective !!!! Bon avant de penser à la fête, je souhaite plein de bonheur aux futurs mariés.
Deuxième bonne nouvelle, il y a un an, jour pour jour, nous avions monté un spectacle à Sup de Co Reims qui a été très bien reçu. Ce fut une très belle aventure sur le plan relationnel, organisationnel et artistique. Et bien, je viens d’apprendre qu’une suite est en cours de préparation. Je suis trop content, j’espère que je pourrais y participer même si l’année qui vient s’annonce difficile entre le stage, le mémoire, les derniers cours, le diplôme, la recherche de boulot, … on verra bien.
Je file réviser, car demain exam de sociologie des consommateurs.
Un bacione a tutti



















